Hussein El Hadad, boucher âgé de 65 ans, pratique cette profession depuis plus de 50 ans. Ce personnage établi à Garden city rappelle aux visiteurs les acteurs Egyptiens Mohamed Réda, Adli Kasseb et Abdel Fatah El Ossari.
Difficile de deviner sa profession à sa galabeya (djellaba) propre et sans tache de sang. Hussein El Hadad est un homme grand, fort et vigoureux. Une tasse de thé à la main, assis derrière une table dans son grand magasin du quartier de Garden city, il attend un de ses rares clients. Son métier ? Boucher.
« Je suis issu d’une famille qui pratique cette profession depuis plus de quatre générations. Mon grand-père, ma grand-mère, tout le monde dans ma famille était boucher. J’ai vécu mon enfance dans le quartier de Husseinia qui formait le plus gros marché de boucherie en Egypte. Les plus grands professionnels étaient apprentis là-bas », raconte Hussein El Hadad avec fierté.
Sa journée commence à 4 heures du matin. Il faut choisir, acheter l’animal et l’accompagner à l’abattoir. Désormais ce n’est plus lui qui abat les animaux, « J’ai des gens pour le faire. » C’est son apprenti Bichkar qui s`en occupe. A 9 heures, ils vont à la boucherie. Un de ses deux fils l’attend : ce seront eux qui découperont et vendront la viande aux clients. A ce moment, la première partie de sa journée se termine, il rentre chez lui et se repose. Ses deux garçons sont là pour s’occuper du magasin jusqu’à son retour à 4 heures de l’après midi.
Plus comme avant !
Il avait à peine 10 ans quand il a abattu son premier animal. « A cette époque, on nous apprenait à respecter l’animal et à ne pas être cruel. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Dans les abattoirs, il y a trop de travail à faire en très peu de temps. Les bouchers ne prennent plus le temps de rassurer l’animal, de nettoyer les traces de sang avant de faire entrer le suivant. Tout se fait en précipitation : c`est pour cela que certains pays ne souhaitent plus nous exporter leurs animaux. Cela provoque l’augmentation des prix de la viande » regrette-il, avec la nostalgie des années 70.
Ses parents ont fondé la boucherie en 1948 à Garden city. C’était un quartier prestigieux et habité par la bourgeoisie égyptienne. « Le plus beau quartier au monde, des villas de cinq mille mètres carrés ! L’élite égyptienne habitait ici », précise-t-il. Les choses ont changé, d’énormes bâtiments ont remplacé les luxueuses villas, les charrettes ont laissé la place à d’interminables embouteillages.
Les recettes de la boucherie aussi ne sont plus comme avant. « La concurrence est très difficile avec les grandes surfaces, Carrefour, Métro ….». Mais Hussein El Hadad continue à aimer et à pratiquer sa profession.
Amr BEBARS
Hussein le boucher de l’élite
mars 13, 2008 par Omar Le Chéri
Cher Amr,
Ta maîtrise de la langue française m’impressionnera toujours.
PS : j’aime beaucoup le titre de ton article…
Cher Amr
Bravo, j’ai lu ton article.il m’a beaucoup plu. je connais deja ton style, tes idees , ta maniere de gerer les affaires et le travail, mais ca c’est vraiment genial
Je te félicite Amr pour ton reportage, je suis trés curieux et j’irai seul découvrir la boucherie des élites. Rien que voir le personnage, m’immaginer beaucoup de choses. Garden city au bon vieux temps, comment fait-il le service ? Es-ce que sa viande est bonne ? Je ne doute pas,
Merci encore une fois Amr, de me faire découvrir un autre visage du caire, de la vie.
Nadim MARARCHE
cher Amr
c’est normal de trouver un article de cette qualité puisque c’est Amr qui l’a rédigé bravo ! Félicitations
On découvre des compétences remarquables
Tu te rappelles le jour où tu m’as téléphoné pour me demander ceque c’était Omar le Chéri tu m’as rappellé
l’année 1990 /91
Maintenant en lisant vos articles je me rappelle mon expérience quand je suis allé devant l’université du caire là où il y a un quai pour les bateaux ( outobus el Nahry)
et j’ai rencontré un conducteur et j’ai rédigé un article avec lui et cet article a été publié dans “Le Progrès Egyptien”
Quels beaux souvenirs Merci à toute l’équipe et surtout à
Bénédicte
Salut cher M. Adel ,
Je suis Ahmed Abdel- Hakim , j’espère que vous me souviens encore de moi ( l’école Elmoushir ) .
Vous me manquez tellement et j’espère que tout va bien de votre côté .
J’espère avoir votre email pour vous contacter . s’il vous plaît envoyez -moi votre adresse e-mail . le mien est hakim1376@gmail.com
Ahmed Abdel- Hakim
Merci Adel pour ce commentaire. Pourquoi n’écririez-vous pas aussi un petit article pour le site? On peut demander à Victor dixmier de vous donner un accès “contributeur”.