Macaroni, riz, lentille, oignon et un bon chef : c’est tout ce qu’il faut pour préparer un bon plat de Kouchari égyptien à « Kouchari El-Mounira » mais l’ambiance aussi compte.
« Riches, pauvres, cairotes ou villageois, égyptiens et même touristes fréquentent notre petit restaurant pour goûter notre « Kouchari », explique Mahmoud Hussein, fils du propriétaire, fier de la variété de la clientèle du restaurant. Il sert le plat le plus populaire en Egypte : le kouchari.
Le restaurant « Kouchari El-Mounira » est situé rue Al-Kasr El-Eini un des quartiers les plus animés du Caire. Un grand comptoir avec les grands récipients de macaroni, de lentille et de riz, est situé à l’entrée du restaurant. Les produits sont déjà cuits et prêts à mélanger puis à servir. Un autre grand récipient est là, contenant l’oignon haché et frit pour garnir les plats de kouchari. « Sans l’oignon haché, le plat n’ a pas le même goût », explique un des employés du restaurant. Cet oignon a une odeur agréable irrésistible pour ceux qui adorent ce plat.
Une rangée d’assiettes en aluminium, pour servir les commandes, est placée également sur le comptoir. Derrière, deux jeunes hommes, Ali et Hussein, sont debout en permanence, habillés en tenue de travail . Leur habit est composé d’un pantalon bleu foncé et d’une chemise rouge à raies bleues et jaunes assez longue. Ali est chargé de préparer à les commandes et Hussein doit préparer les boîtes prêtes à emporter.
Sur le côté gauche de la porte du restaurant, une jeune demoiselle voilée habillée en jeans et T-shirt , est assise à la caisse. Elle est aussi membre de la famille du haj Hussein le propriétaire du restaurant. Marwa explique ses souhaits pour son avenir : « Je ne veux pas continuer comme ça. Je voudrais avoir un poste dans une entreprise, car le regard de la société envers ce type de métiers n’est pas si positif ».
Le restaurant est peu décoré : quelques tableaux avec des versets du coran, un éclairage modeste avec des lampes fluorescentes et seulement sept tables en fer forgé et du marbre. C’est tout ce que la surface permet d’ avoir : « Le manque de place n’est pas un grand problème, ici on mange un seul plat et on s’en va , ce n’est pas un grand repas », explique Arabi, 42 ans, le seul serveur du restaurant. « Trois spéciaux et un normal » appelle Arabi d’un ton ferme. Il garde, lui aussi, le rythme rapide du travail au restaurant. Des verres pour l’eau et deux bouteilles sont placés sur chaque table, l’une pour la sauce piquante l’autre pour la sauce à l’ail. Ces sauces particulières au Kouchari donnent un meilleur goût.
Le restaurant est petit mais il n’oublie pas le plaisir de fin de repas. Un dessert oriental est fourni sur commande au restaurant : mahallabbeyya ou riz au lait, et des boissons gazeuses conservées dans un réfrigérateur au fond du restaurant.
Un métier hérité du grand-père au petit-fils
Un restaurant de kouchari , est-ce un bon héritage pour Mahmoud ? « Je ne veux pas voir mes enfants souffrir ce qu’on souffre actuellement mon père et moi : les prix qui augmentent d’une manière folle, les taxes, les fournisseurs, la concurrence du fast-food… beaucoup, beaucoup de choses » confirme Mahmoud.
Haj Hussein, le propriétaire du restaurant, a hérité le métier de son père. Il le fait depuis 60 ans. Son fils Mahmoud, en 4e année à la faculté de commerce, aide son père au restaurant.
Derrière son sourire agréable et son comportement sympathique, se cache un désespoir profond. Mahmoud ne souhaite plus continuer dans cette carrière. De plus, il souhaite que ses futurs enfants fassent d’autres métiers ; médecin, ingénieur, officier ou même… footballeur.
Imane Choukri
Kouchari Al-Mounira : manger à la populaire
mars 13, 2008 par Omar Le Chéri
Chère Imane l’alexandrine,
J’ai beaucoup apprécié la qualité de ton texte et aussi les photos. Tu as de l’avenir dans le journalisme! J’espère que tu nous écriras d’autres articles très bientôt sur ton blog et que tu pourras former aussi quelques collègues à créer un blog avec leurs élèves.
Merci pour ton enthousiasme et ton professionnalisme.
A très bientôt au Séminaire d’avril.
Ma très chère Imane
Rien de nouveau, comme d’habitudes étincelante…….
vraiment je sens que quand tu fais quelque chose tu le fais avec amour c’est pour cela qu’on sent toujours combien tu es si sincère dans ton travail .
j’ai bien apprécié ton style et en même temps ta précision
en abordant le sujet de plusieus côtés
Merci ma petite Imane
Je pense au moins qu’à la fin de cet article que le haj Hussein t’a offert un grand plat spécial et un Mahallabbeyya
bien sûr………. gratuit
toujours en avant merci Adel